Rapport annuel 2024

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Accord suisse de transparence sur la recherche animale (STAAR) - Rapport annuel 2024

Cette version du rapport est une traduction de la version originale en anglais.

Résumé

L'accord suisse de transparence sur la recherche animale (Swiss Transparency Agreement on Animal Research, STAAR) a été lancé en 2022 dans le but de fournir un cadre aux organisations signataires pour favoriser la communication et la transparence concernant leur utilisation d'animaux dans la recherche. Les 26 organisations signataires s'engagent à communiquer ouvertement sur leur utilisation d'animaux dans la recherche ou leur soutien à cette recherche. Elles s'engagent en outre à dialoguer avec le public et les médias, à créer des occasions pour le public d'en apprendre davantage sur la recherche avec des animaux et à rendre compte de leurs progrès en matière de transparence. Afin d'orienter ces efforts, quatre objectifs clairs, les standards STAAR, ont été fixés pour la période 2022-2024. 

Le présent rapport annuel fournit des informations sur les activités de renforcement de la transparence menées en 2024 par les 26 signataires de STAAR. Ces derniers comprennent 14 institutions qui mènent des recherches sur les animaux (dans la suite du texte : PAR, pour “Perform Animal Research”) et 12 qui soutiennent la recherche animale (dans la suite du texte : SAR, pour “Support Animal Research”). Le rapport est basé sur les réponses à une enquête élaborée par un groupe de travail STAAR ; les réponses individuelles sont illustrées par des exemples concrets afin d'encourager une plus grande ouverture au sein de la communauté scientifique.

Faits marquants en 2024 :

1. Fort engagement des institutions : les 14 PAR et les 12 SAR ont toutes contribué à STAAR en 2024, plus de 90 % des PAR et la majorité des SAR s'étant engagées dans des activités de transparence telles que des visites d'animaleries, des newsletters internes, des conférences publiques et des campagnes de communication numérique. Ces efforts témoignent d'un engagement généralisé et structurel.

2. Mise en œuvre des standards de transparence STAAR : en 2024, 12 des 14 PAR ont publié des chiffres détaillés sur le nombre et les espèces d'animaux utilisés dans les expériences. Cinq d'entre elles ont également communiqué des données sur la sévérité des procédures, ce qui renforce encore la transparence. En outre, trois SAR ont fourni des données ou des résumés sur l'utilisation des animaux dans les projets soutenus, ce qui représente une augmentation significative par rapport aux années précédentes.

3. Communication sur le principe des 3R : Le rapport documente la manière dont 14 PAR et 9 SAR ont activement communiqué sur les 3R (remplacement, réduction, raffinement) via leurs sites web, leurs newsletters et leurs publications sur les réseaux sociaux. Les institutions ont indiqué avoir organisé ou participé à des événements axés sur les 3R, notamment des conférences publiques et des prix internes visant à récompenser les progrès réalisés dans le raffinement des procédures animales. Cette large promotion reflète un engagement institutionnel fort en faveur du principe des 3R.

4. Ouverture des animaleries et sensibilisation ciblée : 12 PAR ont ouvert leurs animaleries à des groupes externes, notamment des classes scolaires, des journalistes, des politiciennes et politiciens et d'autres professionnel·les. Ces visites ont pris la forme de programmes structurés, tels que des visites guidées ou des collaborations éducatives, permettant aux visiteuses et visiteurs de découvrir par eux-mêmes le bien-être animal et les normes techniques dans les environnements de recherche.

5. Éducation intégrée à différents niveaux institutionnels : dans le cadre de programmes de formation formels destinés aux étudiant·es  et au personnel, 11 institutions ont proposé des cours sur l'éthique animale, la législation et les 3R, dont plus de 20 cours uniques dans toute la Suisse.

6. Innovation dans l’engagement du public : en 2024, 16 membres de STAAR ont participé à des événements externes tels que des présentations locales, des salons scientifiques et des journées portes ouvertes dans des universités. Onze autres ont fait état de collaborations avec des écoles, notamment des sessions scientifiques et des visites d'animaleries, dans le but de rendre la recherche avec les animaux plus tangible et plus accessible au public.

7. Transparence sur les questions sensibles : un nombre croissant d'institutions, deux fois plus qu'en 2023, ont fourni des informations sur les méthodes d'euthanasie, les salles de nécropsies et les statistiques sur les animaux non utilisés dans les expériences. La publication de ces informations va au-delà de la simple communication des normes et démontre un engagement fort en faveur de la transparence de la part des membres de STAAR.

8. Communication numérique : Les institutions ont activement utilisé LinkedIn, X, Instagram, Facebook et YouTube pour publier des actualités, des vidéos et des contenus explicatifs liés à l'expérimentation animale. Plusieurs institutions ont également exploré de nouvelles plateformes telles que Threads, signe de leur volonté d'aller à la rencontre du public là où il se trouve et de rendre la science plus accessible.

9. Évolution culturelle vers un dialogue ouvert et participatif : le rapport montre que les PAR proposent de plus en plus de mesures de soutien pour encourager les scientifiques à communiquer plus efficacement avec le public sur leurs recherches et les raisons qui les poussent à utiliser des modèles animaux.

Pour consulter un résumé simplifié et accessible au grand public, veuillez cliquer sur l'image ci-dessous : 

La recherche avec les animaux en Suisse

La Suisse est un leader international dans les domaines pharmaceutique, biotechnologique et de la recherche fondamentale, avec un réseau dense d'universités, d'hôpitaux et d'entreprises qui stimulent l'innovation dans les sciences de la vie. Pour maintenir sa position dans les domaines de l'éducation, de la santé et de la recherche, la Suisse s'appuie sur une recherche scientifique de pointe qui, dans certains domaines, nécessite encore le recours à des animaux. Malgré les progrès importants réalisés dans le domaine des méthodes alternatives, la recherche avec les animaux reste indispensable dans de nombreux domaines, notamment la recherche biomédicale et la médecine vétérinaire. Ces études contribuent directement à l'amélioration de la santé humaine et animale, favorisent une meilleure compréhension des processus biologiques complexes et soutiennent le développement de nouvelles thérapies et de nouveaux vaccins.


Les scientifiques sélectionnent avec soin le modèle le plus approprié pour chaque question scientifique, en recourant autant que possible à des méthodes alternatives telles que les simulations informatiques ou les cultures cellulaires. Dans certains cas, cependant, des études sur des organismes vivants sont nécessaires pour saisir la complexité des systèmes biologiques, comme les interactions entre les organes ou les réponses à des facteurs environnementaux. Bien que la loi suisse n’exige pas explicitement que les médicaments soient testés sur des animaux avant leur autorisation, les études animales sont implicitement nécessaires pour répondre aux normes scientifiques exigées par Swissmedic et les cadres réglementaires internationaux.


La recherche sur les animaux a considérablement évolué au cours des dernières décennies. L'utilisation d'animaux génétiquement modifiés, en particulier de souris, de rats et de poissons zèbres, s'est généralisée depuis les années 1990, tandis que des techniques précises telles que CRISPR/Cas ont permis des avancées majeures. Parallèlement, la sensibilisation du public au bien-être animal n'a cessé de croître. La Suisse a été l'un des premiers pays à adopter une loi spécifique sur la protection des animaux en 1978, et les cadres juridiques pertinents ont été renforcés depuis lors. Aujourd'hui, des règles strictes régissent tous les aspects de la recherche sur les animaux, depuis l'octroi des autorisations d'exploitation des animaleries et la formation des scientifiques jusqu'aux contrôles éthiques obligatoires et aux inspections. En outre, les institutions doivent nommer des responsables du bien-être animal et tous les scientifiques sont tenus de suivre une formation spécialisée et une formation continue.


Le principe des 3R (remplacement, réduction et raffinement) est un pilier central de la recherche avec les animaux en Suisse. Proposé pour la première fois en 1959, cette approche est désormais inscrite dans la loi et largement appliquée dans tous les secteurs liés à la recherche avec des modèles animaux. Il exige que les animaux ne soient utilisés que lorsqu'il n'existe pas d'alternative, que leur nombre soit réduit au minimum et que les procédures soient conçues de manière à minimiser la douleur et/ou le stress. Des initiatives nationales telles que le Centre de compétence 3R (3RCC) et le programme « Advancing 3R » du Fonds national suisse de la recherche scientifique visent à accélérer le développement et l'utilisation de solutions de remplacement.
 

L'intérêt du public concernant l'utilisation des animaux dans la recherche a considérablement augmenté ces dernières années. Cette attention et les préoccupations qui en découlent ont donné lieu à plusieurs initiatives populaires visant à restreindre ou à interdire totalement la recherche sur les animaux. Bien qu'aucune n'ait été adoptée par les urnes, elles ont suscité un débat public important et incité la communauté scientifique à communiquer de manière plus active et plus transparente. Il en résulte une culture plus forte d'ouverture et de conscience éthique au sein de la communauté scientifique, et les scientifiques s'engagent de plus en plus auprès du public pour expliquer l'objectif, les méthodes et l'importance de leurs travaux.


Une nouvelle pétition demandant l'abandon progressif des expériences contraignantes sur les animaux a été soumise au gouvernement fédéral, et une autre initiative populaire visant à interdire toute recherche impliquant des animaux a récemment été déposée. Si ces développements reflètent des préoccupations sociétales légitimes, ils doivent absolument être mis en balance avec les besoins de la Suisse en matière de progrès scientifique, d'avancées médicales et de compétitivité. Il est essentiel de continuer à soutenir une recherche avec les animaux responsable et le bien-être des animaux sur la base de la transparence, de l'éthique et de l'innovation afin que la Suisse reste à la pointe de la science et de la santé au niveau mondial.

Présentation de STAAR

STAAR en bref

2022

Lancement de STAAR

 

 

 

 

26

Signataires

14 PAR

12 SAR

 

EPFL

Institution chef de file actuelle 

 

 

 

 

En 2022, swissuniversities a lancé l'Accord suisse de transparence sur la recherche animale (STAAR) afin d'accroître la transparence sur l'utilisation des animaux dans la recherche. STAAR rassemble des institutions suisses de premier plan qui s'engagent à communiquer de manière ouverte et honnête avec le public sur les raisons et les modalités de l'utilisation d’animaux dans le cadre la science. L'objectif est d'encourager les organisations à rendre les informations sur la recherche avec les animaux plus transparentes et plus accessibles, favorisant ainsi une meilleure compréhension au sein de la société. STAAR contribue également à coordonner les efforts de communication à travers la Suisse afin de garantir le partage et le développement des meilleures pratiques. En rendant compte chaque année de ses activités et de ses progrès, chaque organisation membre contribue à identifier les domaines dans lesquels des améliorations sont possibles et ceux dans lesquels des défis restent à relever. Grâce à STAAR, la Suisse adopte une approche proactive pour garantir que la recherche avec les animaux est non seulement rigoureuse sur le plan scientifique, mais aussi transparente vis-à-vis du public.

Bref historique de STAAR

Lors de la campagne de 2022 sur l'initiative populaire fédérale pour l'interdiction totale de la recherche sur les animaux, qui a été rejetée par 79,1 % de la population, de nombreux scientifiques suisses ont pris conscience de la nécessité d'une plus grande transparence et d'un engagement proactif auprès du public sur les raisons et la manière dont les expériences sur les animaux sont menées en Suisse. Afin de soutenir les institutions dans leurs efforts pour améliorer la transparence et le dialogue avec le public sur l'utilisation des animaux dans la recherche, swissuniversities a créé la commission STAAR. Il convient toutefois de noter que les discussions sur la promotion et la coordination des efforts visant à accroître la transparence dans la recherche avec les animaux ont été engagées bien avant la création de STAAR. La création de STAAR reflète donc la volonté d'améliorer la transparence et de favoriser le dialogue avec le public en s'appuyant sur des stratégies et des activités que de nombreuses institutions mettent en œuvre depuis un certain temps déjà. 

En 2019, l'association Research for Life, en collaboration avec l'Université de Zurich et d'autres institutions, a proposé un accord national de transparence sur la recherche avec les animaux. Le projet a été développé par les Académies suisses des sciences avant d'être transféré à swissuniversities. S'inspirant des accords de transparence existant dans plusieurs pays européens, deux ateliers et d’intenses discussions au sein d'un groupe de travail de swissuniversities ont abouti à l'élaboration d'un concept pour STAAR sous l'égide de swissuniversities, qui a ensuite été défini et adopté en novembre 2021 par la Chambre des universités de swissuniversities. Parallèlement, STAAR a été créé en tant que commission de la Chambre des universités. 

STAAR réunit des organisations publiques et privées qui mènent des recherches avec les animaux (PAR, telles que les centres de recherche publics et les entreprises pharmaceutiques) ou soutiennent la recherche animale (SAR, telles que les associations professionnelles, les organisations de protection des animaux et les organismes de financement). Les activités de STAAR sont planifiées et mises en œuvre par deux organes : l'Assemblée plénière, composée de représentant·es de tous les membres de STAAR, et un groupe de travail, qui comptait 11 personnes en 2024. Une institution membre est désignée comme institution chef de file et représente STAAR au niveau national. Le premier rapport de STAAR, auquel tous les membres ont contribué, a été publié en décembre 2023. En 2024, les 26 institutions suivantes (14 PAR et 12 SAR) étaient membres de STAAR, l'EPFL agissant en tant qu'institution chef de file: 

Engagements et standards 2024

En adhérant à STAAR, les signataires s'engagent à faire preuve de transparence quant à leur utilisation ou leur soutien à l'utilisation d'animaux dans la recherche en respectant et en appliquant les quatre engagements clés suivants :

Engagement 1 : Nous allons expliquer clairement comment et pourquoi nous utilisons ou soutenons l’utilisation d’animaux dans la recherche.

Cet engagement vise à garantir que toutes les organisations communiquent et sont transparentes quant à leur utilisation ou leur soutien à l'utilisation d'animaux dans la recherche, tant en interne qu'en externe. Tous les signataires acceptent ces principes fondamentaux d'ouverture, qui sous-tendent l'ensemble de l'accord de transparence.

Engagement 2 : Nous allons améliorer notre communication envers le grand public et les médias au sujet de notre participation à des projets de recherche utilisant des animaux.

L'objectif de cet engagement est de veiller à ce que les détails pertinents concernant l'implication des signataires dans l'utilisation d'animaux dans la recherche soient facilement accessibles au public. Il s'appuie sur l'engagement 1 en décrivant certaines des mesures que les organisations peuvent prendre pour faciliter leur communication sur la recherche animale.

Engagement 3 : Nous allons être proactifs en offrant au grand public des occasions de s’informer sur nos activités de recherche ayant recours à des animaux.

Cet engagement vise à faciliter un discours public éclairé sur la recherche animale en Suisse. Il s'appuie sur les engagements 1 et 2 en suggérant des moyens par lesquels les signataires peuvent s'engager de manière proactive avec le public, au-delà de la mise à disposition d'informations. 

Engagement 4 : Nous allons rendre compte chaque année des progrès réalisés et partager nos expériences.

Le suivi de la mise en œuvre de l'accord de transparence est essentiel à son succès. L'objectif de cet engagement est de documenter et de communiquer les progrès réalisés par les institutions signataires pour être plus ouverts sur la recherche utilisant des animaux en Suisse et pour améliorer les informations mises à la disposition du public. 

En outre, une liste d'objectifs spécifiques dérivés des quatre engagements est également définie chaque année par l'assemblée plénière. Ces objectifs comprennent des actions plus concrètes que les signataires s'engagent à poursuivre et à mettre en œuvre ; ils sont appelés à évoluer au fil du temps. Les objectifs suivants (appelés « standards STAAR ») ont été adoptés pour la période 2023 à mi-2024 ; l'assemblée plénière a décidé de les prolonger d'un an, jusqu'à mi-2025.

Chiffres

Les institutions signataires menant des activités de recherche s’efforcent de mettre à disposition du public :

  • le nombre d'animaux et d'espèces utilisés ;
  • le nombre d'animaux utilisés par degré de gravité.

Communication

Lors de la publication d'informations sur un projet de recherche ayant impliqué des animaux, les institutions signataires s'efforcent de fournir des explications détaillées sur l'importance du recours à l'expérimentation animale dans ce cas précis et sur la manière dont les expériences sur les animaux contribuent à l'atteinte des objectifs du projet.

Toutes les institutions signataires encouragent l'utilisation de canaux ciblant le grand public.

Engagement public

Les signataires s'efforcent de soutenir l'organisation d'événements publics tels que des débats, des journées portes ouvertes, etc.

Expliquer la recherche animale

Les signataires s'efforcent de fournir des informations sur les principaux domaines de recherche de leur institution et des exemples de projets de recherche utilisant des animaux. Dans la description de ces projets, ils veillent à expliquer les procédures (y compris l'euthanasie) et leur degré de gravité.

Rapport annuel 2024

Objectif et méthodologie

Le rapport annuel STAAR est basé sur un questionnaire structuré distribué à toutes les institutions signataires. Cette enquête est un outil essentiel pour surveiller et renforcer la communication et la transparence concernant l'utilisation des animaux dans la recherche. En rendant publiques leurs pratiques, les membres de STAAR démontrent leur engagement en faveur de la responsabilité et contribuent à renforcer la confiance du public.
Le questionnaire, élaboré par le groupe de travail STAAR, s'inspire des enquêtes utilisées par l'Association européenne de recherche animale (EARA), qui a initialement promu le concept d'accords de transparence. La version 2024 est très similaire à la version 2023, avec quelques mises à jour et ajouts ciblés. En décembre 2024, l'enquête a été envoyée à tous les signataires de STAAR afin de compiler le rapport annuel 2024. Les résultats de l'enquête et la version finale du rapport ont été présentés lors de l'assemblée générale de STAAR en juin 2025. Le rapport final a été approuvé par la Chambre des universités de swissuniversities le 22 août 2025.

Données et chiffres

Engagement 1 : Nous allons expliquer clairement comment et pourquoi nous utilisons ou soutenons l'utilisation d'animaux dans la recherche.

En 2024, votre organisation a-t-elle offert à son personnel, à ses chercheuses et chercheurs et à ses étudiant·es (toutes facultés confondues), en dehors de celles et ceux qui travaillent directement avec des animaux, la possibilité d'être informés de son utilisation de la recherche sur les animaux par l'un des canaux suivants ?

En 2024, la quasi-totalité des 14 PAR ont participé activement à des activités de communication et d'éducation. 13 ont proposé des visites de leurs animaleries, 12 ont publié des newsletters ou des communications internes, et 11 ont organisé des présentations, des cours, des conférences ou des symposiums sur la recherche avec les animaux ou l'éthique animale. Seul un petit nombre d'entre eux, entre un et trois selon l'activité, ont déclaré ne pas s'engager dans ces domaines spécifiques. Ces chiffres montrent que la majorité des institutions respectent les objectifs de transparence et s'engagent fermement à informer et à dialoguer avec le public. En ouvrant leurs portes (13 en 2024 contre 10 en 2023), en partageant des informations et en encourageant la réflexion éthique, elles démontrent que la recherche avec les animaux en Suisse est menée avec un haut niveau de transparence. En communiquant de manière proactive sur le rôle essentiel que joue la recherche avec les animaux dans le progrès de la santé, des connaissances et de l'innovation, ces institutions contribuent de manière décisive à renforcer la confiance du public.

Exemples :

Université de Fribourg : Événement « 3Rs Best Practices ». Lien

Institut de virologie et d'immunologie (IVI) : IVI Puls est un bulletin d'information interne hebdomadaire qui présente les annonces relatives aux cours, publications, activités et autres actualités pertinentes, y compris des informations sur les expériences animales en cours.

En 2024, votre organisation a-t-elle clairement exprimé son soutien à l'utilisation de la recherche avec les animaux à son personnel par l'un des moyens suivants ?

En 2024, 5 des 12 SAR ont indiqué que la question de la communication d'informations sur la recherche avec les animaux au personnel ne s'appliquait pas à eux en raison d'un personnel limité ou inexistant (par exemple, le réseau des délégués à la protection des animaux AWO-N). Deux autres ont indiqué que tout leur personnel était directement impliqué dans des projets de recherche avec des animaux, rendant inutile toute offre d'informations supplémentaires. Parmi les organisations restantes, deux emploient du personnel non impliqué dans la recherche avec les animaux et n'ont proposé aucune formation dans ce domaine, tandis que trois ont adopté une approche proactive et ont offert de telles formations à leur personnel non impliqué.

Ces résultats montrent que, bien que la plupart des SAR soient moins concernées par cette question, une proportion notable d'entre elles considère qu'il est important de sensibiliser le personnel qui n'est pas directement impliqué dans la recherche avec les animaux. Cela suggère une prise de conscience plus large au sein des institutions de soutien à la recherche quant à l'importance de la transparence interne et du partage des connaissances pour renforcer l'engagement éclairé et favoriser une culture de la responsabilité autour de la recherche avec les animaux.

Exemples :

Fondation nationale suisse pour la science (SNSF) : Suzann-Viola Renninger, éthicienne et philosophe des sciences, membre de la Commission cantonale zurichoise pour l'expérimentation animale, a été invitée à donner une « pause-café » thématique aux employé·es du FNS. Elle a discuté et réfléchi sur le fonctionnement et le travail de cette commission.

Interpharma : Série d'articles disponibles sur le site web de l'institution. Lien

Veuillez indiquer si, en 2024, votre organisation a fourni de manière proactive les informations suivantes au public, conformément aux 1er et 4ème standards STAAR :

Le graphique montre que les PAR sont de plus en plus actifs dans la communication d'informations au public. La plupart des institutions partagent déjà des informations générales telles que des résumés de leurs recherches destinées au grand public, les types et le nombre d'animaux utilisés, ainsi que les avancées pertinentes. Beaucoup s'engagent également dans des activités de sensibilisation du public et publient sur des plateformes telles que X ou LinkedIn. Certaines institutions fournissent des données détaillées sur des questions sensibles telles que la gravité des procédures, les méthodes d'euthanasie, et vont parfois jusqu'à présenter ces aspects lors de visites de leurs animaleries. En outre, certaines organisations ont commencé à partager des données sur les animaux non utilisés dans le cadre d'expériences. Lorsqu'il s'agit d'illustrer la recherche sur les animaux, les images fixes sont plus courantes que les vidéos.

Les résultats montrent une nette tendance à la transparence. La volonté générale des institutions d'informer le public, d'expliquer les procédures et d'utiliser les réseaux sociaux reflète un engagement croissant en faveur de l'ouverture. Les résultats soulignent également le fait que les institutions de recherche suisses sont à l'écoute des préoccupations du public. Avec un soutien continu et des attentes claires, il est possible d'améliorer encore la transparence et la confiance sans compromettre la qualité et les normes éthiques élevées de la recherche avec les animaux en Suisse.

En ce qui concerne les résultats pour les SAR en 2024, ces institutions ont montré des niveaux d'engagement variables dans la communication sur la recherche avec les animaux, reflétant la diversité de leur implication. Certaines SAR soutiennent directement des projets impliquant des animaux, principalement par le biais de financements, tandis que d'autres jouent un rôle de soutien par d'autres moyens. Parmi les SAR qui fournissent un financement, seules quelques-unes ont publié des résumés destinés au grand public, le nombre d'espèces ou des données sur la sévérité des expériences dans les projets soutenus. De même, seule une minorité a effectué un suivi de la répartition des fonds alloués à la recherche avec les animaux ou des résultats scientifiques issus de ces travaux. Toutefois, en règle générale, beaucoup ont partagé des mises à jour et des articles sur la recherche avec les animaux et les 3R, et la plupart des SAR étaient actives sur les principaux réseaux sociaux, notamment X, LinkedIn et Instagram. Néanmoins, très peu ont utilisé des images ou des vidéos pour fournir des exemples concrets de recherche avec les animaux ou d'animalerie. Ces résultats suggèrent un engagement croissant en faveur de la transparence, tout en soulignant la nécessité de pratiques de communication plus coordonnées.

Exemples :

Haute école des sciences appliquées de Zurich (ZHAW) : Diverses informations et chiffres sur l'utilisation d'animaux dans les expériences, y compris le nombre d'animaux en fonction de la gravité de la procédure, sont accessibles au public sur le site web de l'institution. Lien

Université de Bâle : Fournit des faits et des chiffres sur la recherche avec les animaux, y compris le nombre de licences d'expérimentation animale actives disponibles sur le site web de l'institution. Lien

Réseau des délégué·es à la protection des animaux (AWO‑N) :  Le site web de l'AWO‑N propose une multitude d'informations et de liens, y compris des images d’animaux et d’animaleries provenant d'institutions partenaires. Lien

En 2024, votre organisation a-t-elle mis en œuvre l'une des pratiques suivantes dans le cadre de partenariats ou de collaborations sur des projets impliquant des animaux ?

En 2024, plusieurs membres de STAAR ont pris des mesures importantes pour favoriser la transparence dans le cadre de partenariats impliquant la recherche avec des animaux. Parmi les PAR, cinq avaient déjà élaboré une politique officielle en matière de transparence dans la communication et un autre a introduit une telle politique en 2024, ce qui témoigne d'un engagement croissant en faveur de la transparence. La majorité des SAR ont déclaré que cette mesure ne s'appliquait pas à leurs activités, ce qui reflète leur fonction différente dans le paysage de la recherche. Il convient de noter que cinq PAR ont activement soutenu la mise en œuvre de ces politiques en fournissant des conseils au personnel, contribuant ainsi à ancrer une culture de l'ouverture au sein de leurs institutions. Bien que certaines organisations n'aient pas encore adopté de mesures formelles, ces résultats constituent une évolution positive. La poursuite de l'échange de bonnes pratiques au sein du réseau STAAR pourrait encourager davantage de membres à mettre en place des politiques et des structures internes favorisant une communication ouverte et constructive sur la recherche avec les animaux.

Défis rencontrés par les membres de STAAR dans la mise en œuvre du 1er engagement en 2024

Si les données de 2024 montrent une prise de conscience encourageante parmi les membres de STAAR des facteurs susceptibles de limiter la communication ouverte sur la recherche avec les animaux, des défis persistent néanmoins. Il convient de noter que 10 PAR et 5 SAR ont fait état de capacités humaines et financières limitées.

Le manque d’expertise en matière de communication a été moins souvent considérée comme un obstacle, seuls un PAR et deux SAR ayant signalé de telles difficultés. Toutefois, des problèmes tels que la coordination entre les équipes de communication et les départements de recherche (deux PAR) ainsi que la circulation limitée des informations provenant des bénéficiaires de subventions (deux SAR) ont été cités comme des obstacles. Il s'agit là de domaines dans lesquels une meilleure communication interne et des processus plus clairs pourraient améliorer les efforts de transparence. Il convient de noter que 8 PAR ont signalé que la réticence des scientifiques à communiquer avec le public reste une préoccupation réelle. 

En résumé, les membres de STAAR ont signalé plusieurs obstacles à la mise en œuvre du premier engagement, citant le manque de temps, les ressources financières limitées et le soutien institutionnel insuffisant pour la communication publique comme principaux défis. Néanmoins, les membres de STAAR font preuve d'une grande conscience de leurs lacunes et d'une volonté de s'améliorer, créant ainsi une base solide pour surmonter les différents défis grâce à l'apprentissage mutuel et au soutien réciproque.

Autres exemples de mise en œuvre du premier engagement :

Université de Genève :  Première inclusion de chiffres sur l'utilisation d'animaux dans le rapport annuel principal de l'institution. Lien

Université de Zurich :  Site web sur la recherche avec les animaux présentant plusieurs projets de recherche, avec des photos. Lien

Institut de virologie et d'immunologie (IVI) : Présentation de l'expérimentation animale comme thème principal sur le site web de l'institut, disponible dans les trois langues nationales et en anglais. Lien

EPFL: Première publication du nombre d'animaux élevés et importés, accompagnée d'une explication de leur utilisation. Lien

ETH Zurich : Actualités internes destinées aux scientifiques. Lien

Association suisse des vétérinaires de l'industrie et de la recherche (SAVIR) : Co-organisation d'un cours de formation continue de deux jours en juin 2024 par SAVIR et l'Association suisse de pathologie vétérinaire sur le campus Roche à Bâle, avec environ 80 participant·es. Le programme comprenait des thèmes tels que les modèles animaux, la communication sur l'expérimentation animale et d'autres questions pertinentes. Lien

Engagement 2 : Nous allons améliorer notre communication envers le grand public et les médias au sujet de notre participation à des projets de recherche utilisant des animaux.

Votre organisation, vos chercheuses et chercheurs ou votre personnel ont-ils fourni l'un des services suivants en 2024, conformément au 2ème standard STAAR ?

 

Les PAR ont activement participé à la sensibilisation des médias, notamment par le biais de déclarations publiques (8 institutions) et d'actions réactives concernant leurs recherches sur les animaux, démontrant ainsi leur volonté de défendre publiquement et clarifier leurs travaux. Les organisations SAR ont fait preuve d'une implication importante, principalement par le biais de briefings et d'entretiens. Collectivement, ces réponses indiquent que les deux groupes sont disposés à travailler avec les médias et s'engagent activement dans des activités médiatiques afin de soutenir publiquement la recherche animale.

En 2024, votre organisation a-t-elle refusé dans certains cas de donner suite à des sollicitations de médias sur le sujet de la recherche animale ?

Tous les membres ont répondu aux demandes des médias. Dans un seul cas, un membre n'a pas été en mesure de répondre à une demande  en raison d'un délai trop court. 

En 2024, votre organisation a-t-elle dispensé une formation aux médias à son personnel souhaitant communiquer avec les médias au sujet de la recherche impliquant des animaux ?

L'amélioration de la transparence va de pair avec l'encouragement du personnel à communiquer ouvertement et avec la mise en place de mesures visant à améliorer ses compétences en matière de communication. Seul un petit nombre de PAR et de SAR proposaient régulièrement des formations aux médias (2 PAR, 1 SAR). Les formations à la demande étaient plus courantes, comme l'indiquent les réponses de 8 PAR et 5 SAR. L'orientation du personnel vers des organismes externes pour suivre des formations aux médias était assez courante parmi les PAR (6), mais moins fréquente parmi les SAR (1). Plusieurs répondant·es  ont indiqué que leur organisation ne disposait d'aucun personnel (3 SAR). Les données indiquent que, bien que les formations aux médias structurées et régulières, explicitement adaptées à la communication sur la recherche avec les animaux, restent limitées, les organisations répondent aux besoins individuels en matière de formation, principalement sur demande. Le pourcentage actuel de membres qui orientent leur personnel vers des formations externes suggère que les organisations reconnaissent l'importance des compétences en matière de relations avec les médias, mais aussi qu'elles peuvent manquer de ressources internes ou de capacités pour dispenser une formation cohérente.

En 2024, comment votre organisation a-t-elle promu la communication sur les 3R ?

La recherche avec les animaux en Suisse est guidée par les 3R, et les organisations impliquées dans la recherche avec les animaux sont tenues de communiquer de manière transparente sur leurs efforts pour respecter les 3R. La présentation d'exemples des 3R sur les sites web des organisations était la méthode la plus courante (14 PAR et 9 SAR). D'autres publications (12 PAR, 9 SAR) et les réseaux sociaux (10 PAR, 9 SAR) ont également été des canaux fréquemment utilisés, tandis que la promotion par le biais d'exemples provenant d'autres institutions telles que le 3RCC ou les membres de STAAR (8 PAR, 8 SAR) était également assez courante. Moins d'organisations ont promu les 3R par le biais de débats (3 PAR, 3 SAR) ou de prix 3R (6 PAR, 3 SAR). Les réponses montrent que les organisations utilisent activement plusieurs plateformes, principalement numériques (sites web et réseaux sociaux), pour mettre en avant leur engagement en faveur des 3R, ce qui reflète une reconnaissance généralisée de la transparence et de l'engagement du public dans l'éthique de la recherche avec les animaux. Si les exemples internes et ceux provenant d’autres institutions sont largement diffusés, les méthodes structurées et interactives telles que les débats et la reconnaissance par des prix sont moins courantes.

Exemples :

Université de Lausanne : Premier prix 3R décerné au personnel travaillant dans des animaleries. Lien 1 Lien 2

Société suisse pour l’étude des animaux de laboratoire (SGV) : Organisation d'une session sur les 3R lors de l'assemblée annuelle, avec remise d'un prix 3R.

Votre organisation a-t-elle publié une déclaration sur l'utilisation des animaux dans la recherche sur un site web accessible au public ?

La majorité des signataires (20) avaient déjà publié une telle déclaration avant 2024, et un petit nombre (2) l'a publiée pour la première fois en 2024. Seule une minorité (1 PAR et 3 SAR) a déclaré que son organisation n'avait publié aucune déclaration sur l'utilisation des animaux dans la recherche ; toutefois, elles ont fourni des informations détaillées sur l'utilisation des animaux sur leur site web et ont récompensé les efforts de communication liés à la recherche sur les animaux. Les résultats indiquent un engagement bien établi au sein de la communauté scientifique en faveur de la transparence en matière de recherche avec les animaux, comme en témoigne le fait que la grande majorité des membres de STAAR avaient déjà publié des déclarations accessibles au public avant 2024. L'apparition continue de nouvelles informations rendues publiques reflète des progrès constants vers une transparence totale.

Votre organisation a-t-elle identifié un point de contact pour les demandes concernant la recherche avec les animaux ?

Une grande majorité (24 répondants) ont confirmé avoir établi un point de contact avant 2024. Seul un petit nombre (2 répondants, 1 PAR et 1 SAR) ont indiqué ne pas disposer d'un tel contact pour ces demandes.

Défis rencontrés par les membres de STAAR dans la mise en œuvre du 2ème engagement en 2024

Bien que la plupart des répondant·es  (18) aient déclaré ne pas avoir rencontré d'obstacles dans la mise en œuvre du deuxième engagement en 2024, 8 membres ont fait état de difficultés. Ces organisations ne disposaient pas de personnel dédié à la communication sur la recherche avec les animaux, ce qui a ralenti les efforts de communication. Les scientifiques, en particulier celles et ceux impliqués dans la recherche avec les animaux, ont été confrontés à une surcharge administrative, ce qui a rendu difficile leur mobilisation pour des activités de sensibilisation. En outre, certaines organisations ont rencontré des difficultés pour financer leurs programmes et leurs ateliers de communication scientifique. Les politiques des entreprises en matière de réseaux sociaux et l'absence de processus systématiques pour collecter des informations détaillées auprès des bénéficiaires ont également été cités comme des obstacles. Ces résultats montrent que si la plupart des organisations ont réussi à surmonter les défis liés à la mise en œuvre des engagements en matière de transparence, des obstacles subsistent pour certaines, ce qui suggère la nécessité d'un soutien ou de ressources ciblés pour faciliter le respect total du deuxième engagement.

Autres exemples de mise en œuvre du deuxième engagement :

Università della Svizzera italiana : Présentation d'un écran interactif présentant le contenu des 3R lors de la journée portes ouvertes du principal institut universitaire menant des expériences sur les animaux. Lien

Université de Zurich : Reportage de la SRF sur l'animalerie Nanobody et l'utilisation d'alpagas pour la production de nanocorps. Lien

ETH Zurich: Vidéo sur l'animalerie pour rongeurs et les 3R. Lien

Reatch : Publication d'un document de synthèse soulignant le rôle essentiel de la recherche avec les animaux dans l'avancement de la recherche biomédicale, la protection des patient·es et de l'environnement, et la préservation du statut de la Suisse en tant que pôle de recherche de premier plan, en réponse à l'initiative populaire « Pour un avenir sans expérimentation animale ». Lien

Animal Research Tomorrow (ART): Transpavet, un projet lauréat du prix SciComm. Lien

Forschung für Leben: Création et diffusion de tracts sur l'importance des expériences animales de haute sévérité, distribué lors d'événements publics et par l'intermédiaire d'organisations partenaires.

Engagement 3 : Nous allons être proactifs en offrant au grand public des occasions de s’informer sur nos activités de recherche ayant recours à des animaux.

En 2024, avez-vous participé à une action de communication sur la recherche animale par le biais de l'une des activités grand public suivantes, conformément au 3ème standard STAAR 2024 ?

L'engagement 3 encourage les membres de STAAR à multiplier les occasions pour le public de s'informer sur leur implication dans la recherche avec les animaux. En 2024, les organisations se sont activement engagées dans diverses activités de sensibilisation liées à la recherche avec les animaux, comme le prévoit le troisième standard STAAR, avec une participation particulièrement forte dans des activités organisées en externe, telles que des présentations lors d'événements locaux (16 répondants au total parmi les PAR et les SAR) et des interactions avec des écoles locales (11 répondants, principalement des PAR). Plusieurs activités ont pris la forme de journées portes ouvertes, de salons scientifiques et de foires (11 répondants au total). En revanche, très peu d'événements ont été consacrés aux patient·es (5) et les distributions de tracts ont été limitées (10), même si une tendance positive est perceptible.

Les employé·es ont bénéficié de diverses formes de soutien pour organiser des événements publics sur l'utilisation des animaux dans la recherche. Pour des événements tels que la Journée nationale d'information sur les animaux de laboratoire (NIDEA), les scientifiques ont été briefés et débriefés avant de présenter leurs travaux. D'autres institutions ont partagé leurs expériences et un soutien a été apporté au personnel pour préparer les questions et les visites externes. Certaines personnes en charge de l'organisation ont suggéré que le soutien de la direction, notamment sous forme de financement, rendait les stands plus attrayants lors des événements publics et qu'il était essentiel de communiquer clairement pour éviter les malentendus.

Exemple :

SAVIR, FfL, SGV, UniBE, UZH, ETH, UniBas : Journée nationale d'information sur les animaux de laboratoire #NIDEA 

En 2024, votre organisation a-t-elle ouvert ses animaleries à des visiteuses ou visiteurs extérieurs ?

Les visites des animaleries permettent au public de voir les animaux de laboratoire et de s'informer sur leurs conditions de vie. En 2024, la plupart des PAR (12 sur 14) ont ouvert de manière proactive leurs animaleries à des visiteuses et visiteurs externes dans le cadre d'événements tels que des visites sur mesure pour des groupes d'intérêt particuliers, notamment des professionnels des médias ou des politiques (8 répondants), des étudiant·es ou du personnel non scientifique de leur propre institution ou d'autres institutions (7 répondants). Cependant, l'engagement du public par le biais de journées portes ouvertes était rare, seuls 2 répondants ayant signalé de telles activités.

Comme la plupart des SAR ne possèdent pas d'animaleries, la question relative à l'ouverture des animaleries n'est pas applicable. Néanmoins, en 2024, un SAR a déclaré avoir organisé une visite pour des politiques dans l'une des animaleries de ses membres.

Exemples :

Université de Fribourg :Visite des animaleries pour primates non humains par un groupe de 20 étudiant·es en communication et médias de l'Université de Neuchâtel.

Haute école des arts et sciences appliquées de Zurich (ZHAW) : « Spezialitätenmarkt » : journée portes ouvertes au cours de laquelle le groupe de recherche Aquaculture Systems a proposé des visites de laboratoires et partagé des informations avec le public.

Université de Lausanne :  Événement d'accueil pour les enfants du personnel de l'UNIL lors de la JOM (Journée Osez tous les Métiers – 14 novembre)

Défis rencontrés en 2024 par les membres de STAAR dans la mise en œuvre du 3ème engagement

L'instauration d'un dialogue ouvert sur les engagements STAAR est non seulement une étape essentielle pour sensibiliser le public, mais aussi une occasion pour ce dernier d'entrer en contact avec les membres de STAAR et d'en savoir plus sur leurs activités liées à la recherche avec les animaux. 9 des 26 signataires ont affirmé que leur organisation avait rencontré des obstacles à la mise en œuvre du troisième engagement STAAR 2024. Les descriptions qualitatives des obstacles suggèrent que les défis les plus courants concernaient le manque de personnel, de temps et de ressources financières, ce qui rendait particulièrement difficile l'organisation d'activités de sensibilisation. Parmi les autres obstacles courants figuraient les demandes de visites à très court terme, le manque d'intérêt du public, la difficulté d'accès aux animaleries et les contraintes institutionnelles telles que les lacunes en matière de communication interne. Les données montrent toutefois que la plupart des organisations (17 sur 26) ont rencontré peu de problèmes dans la mise en œuvre du troisième engagement STAAR en 2024, ce qui témoigne de solides capacités existantes ainsi que d'un engagement fort en faveur de l'engagement du public. Cela reflète en outre un état d'esprit proactif et fournit une indication claire des domaines dans lesquels un soutien ciblé pourrait encore améliorer les efforts de transparence.

Autres exemples de mise en œuvre du troisième engagement :

Université de Genève : Organisation d'une conférence intitulée « Conscience animale et perception de la douleur », ouverte aux scientifiques et au grand public, et suivie d'un débat final. Lien

EPFL: Première participation au Scientastic Festival, où l'EPFL présente ses activités scientifiques destinées aux enfants et aux adolescent·es. Le stand présentait la recherche avec les animaux et ses alternatives, ainsi que des organoïdes et des embryons de poissons zèbres.

Université de Lausanne et le 3RCC : Événement de sensibilisation organisé avec le 3RCC. Lien

Institut Paul Scherrer  (PSI) : L'Institut Paul Scherrer propose des visites guidées de ses animaleries aux personnes intéressées. Ces visites permettent de découvrir les procédures et la manipulation des animaux dans le cadre des études. Elles offrent également aux étudiant·es et au grand public l'occasion de discuter de l'expérimentation animale et de son rôle dans le développement de médicaments radioactifs innovants pour le diagnostic et le traitement du cancer.

Novartis : La journée BRAD (Biomedical Research Awareness Day) met en lumière le rôle essentiel des animaux dans la recherche biomédicale et renforce l'engagement en faveur du bien-être animal et des 3R. En 2024, Novartis a célébré la journée BRAD pendant la semaine du 21 octobre avec des présentations sur le thème « La recherche sur les animaux – passé, présent, avenir ».

Engagement 4 : Nous allons rendre compte chaque année des progrès accomplis et partager nos expériences.

En 2024, votre organisation a-t-elle publié des informations sur STAAR, par exemple des informations sur le rapport annuel, des communiqués de presse ou des publications sur votre site internet informant de votre affiliation à STAAR ?

En 2024, une grande majorité des organisations (18 sur 26 contre 12 sur 26 en 2023) ont publié des informations relatives à leur affiliation à STAAR, notamment des rapports, des communiqués de presse ou du contenu sur leur site web, démontrant ainsi leur engagement clair en faveur de la transparence. Parmi les 8 organisations qui n'ont mené aucune activité de ce type (3 PAR et 5 SAR), la plupart ont indiqué leur intention de s'améliorer dans ce domaine.

Focus sur les standards STAAR 2024

Standard 1 : Publier des chiffres sur la recherche avec les animaux

Ce standard encourage la transparence dans la communication du nombre et des espèces d'animaux utilisés dans la recherche, ainsi que la divulgation d'informations sur la sévérité des procédures. En 2024, la transparence s'est considérablement améliorée, 12 des 14 PAR ayant publié des chiffres détaillés sur le nombre d'animaux utilisés dans les expériences. En outre, 5 PAR ont communiqué des informations sur la sévérité des procédures, ce qui témoigne d'une ouverture croissante dans ce domaine. Si seuls 2 PAR publient actuellement des données sur l'élevage et l'importation, cela constitue néanmoins une base sur laquelle une plus grande transparence peut être construite. Sur les 3 SAR qui financent des projets impliquant l'utilisation d'animaux, un a déjà pris l'initiative de rendre publiques les données pertinentes, ce qui reflète un engagement en faveur de la transparence dans sa sphère d'influence.

Standard 2 : Améliorer la communication

Ce standard encourage le dialogue au-delà de la communauté scientifique et favorise l'utilisation active des plateformes de communication. En 2024, 11 des 14 PAR ont déclaré partager des informations sur la recherche avec les animaux sur LinkedIn, tandis que les SAR étaient très présents sur X. En outre, les deux groupes ont utilisé YouTube, Facebook et Instagram pour élargir leur audience numérique. L'utilisation de Threads par 3 PAR et 1 SAR souligne leur volonté d'explorer de nouvelles plateformes et de toucher des publics diversifiés.

Standard 3 : Engagement public

Ce standard reflète l'engagement à offrir des possibilités d'apprentissage significatives sur la recherche avec les animaux. En 2024, les organisations ont démontré un engagement fort dans divers formats de sensibilisation. La participation à des événements externes tels que des présentations locales a été élevée, avec 16 organisations prenant part à ces événements. De même, la collaboration avec les écoles locales s'est poursuivie, 11 répondants, principalement des PAR, ayant mentionné leur implication. La participation à des journées portes ouvertes et à des foires a également été importante. Si les activités destinées aux patient·es et la distribution de tracts ont été moins courantes, leur inclusion par certaines organisations témoigne d'une diversification croissante des méthodes de sensibilisation.

Standard 4 : Expliquer l'utilisation des animaux dans la recherche 

Ce standard encourage à expliquer clairement pourquoi la recherche avec les animaux est menée et dans quels domaines. En 2024, tous les PAR ont déclaré fournir des informations sur les domaines de recherche dans lesquels des animaux sont utilisés dans leur établissement. En outre, plusieurs membres ont commencé à partager des informations sur des procédures sensibles telles que l'euthanasie, ce qui constitue une étape prometteuse vers une transparence plus complète dans la communication sur la recherche avec les animaux (2 PAR et 3 SAR). 

Gros plan sur trois signataires de STAAR

Université de Fribourg

Pourquoi la transparence est importante :"Grâce à la transparence, le public comprend mieux comment la recherche est menée, découvre les découvertes scientifiques et peut participer à un dialogue éclairé."

Les rongeurs et les lapins (91% des quelque 4000 animaux) sont utilisés pour étudier le cancer, les rythmes circadiens, le système immunitaire, le syndrome de Down, les maladies métaboliques et cardiovasculaires, la régénération du foie, pour rechercher des traitements contre des troubles neurologiques tels que la sclérose en plaques, et bien plus encore. 

L'Unifr abrite également une petite colonie de macaques (0.4%) utilisés en neurosciences pour la recherche sur le traitement de troubles tels que les accidents vasculaires cérébraux, la cécité et les lésions de la moelle épinière, ainsi que pour le développement de prothèses visuelles et motrices.

L'Unifr est membre du Centre suisse de compétence en primatologie (SPCCR). Primates pour la recherche (SPCCR).

Membre de STAAR depuis 2022 en tant que PAR.

Personne de contact et/ou e-mail : Dr méd. vét. Andrina Zbinden

Pour plus d'informations, veuillez consulter : www.unifr.ch/go/animals

Université de Genève

Pourquoi la transparence est importante : “La transparence sur l'utilisation d'animaux dans la recherche est indispensable à la poursuite d'un dialogue constructif avec la société et respectueux de toutes les sensibilités.”

En 2024, 41 % des animaux ont été utilisés dans des études portant sur l'oncologie et le système immunitaire, 32 % sur les neurosciences, 14 % sur le métabolisme et la physiologie générale ; les 13 % restants sont répartis dans des domaines tels que les maladies infectieuses, la biologie fondamentale ou la formation. 50 articles scientifiques recourant au modèle animal ont été publiés par nos équipes en 2024.

L’UNIGE a recours à une large palette d’outils pour garantir la transparence de ses activités. À titre d’exemple, en 2024, une conférence ouverte au public s’est penchée sur le thème de la conscience animale ; l’utilisation des animaux est mentionnée lors d’entretiens accordés aux médias (radio, TV, journaux) ; les communiqués de presse de l’UNIGE signalent explicitement le modèle animal lorsqu’il a permis d’obtenir les résultats s présentés. Les animaleries de l’UNIGE ont été ouvertes à plusieurs occasions : pour une équipe de la RTS pour l’émission « Vivants » comme pour les élèves d’une classe découvrant nos installations. La thématique de l’expérimentation animale est abordée tant dans le cadre d’événements spécifiques (Journée du diabète, Les cérébrales) que sur les réseaux sociaux de l’institution. Toutes les données chiffrées sont publiées annuellement dans le rapport d’activité dédié.

Membre de STAAR depuis 2022 en tant que PAR.

Personne de contact et/ou e-mail :  Daniele Roppolo, 

Pour plus d'informations, veuillez consulter :  https://www.unige.ch/recherche/expanim

Réseau des délégué·es à la protection des animaux (AWO-N)

Pourquoi la transparence est importante : “La transparence dans le domaine de l'expérimentation animale est importante pour instaurer la confiance dans la recherche et permettre un débat public éclairé.”

L'AWO-N est un partenaire officiel de l'Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) et est reconnu comme groupe d'expert·es  en science des animaux de laboratoire. À ce titre, l'AWO-N élabore des lignes directrices à l'intention des scientifiques et informe le public sur le cadre de la recherche sur les animaux en Suisse. L'AWO-N engage également un dialogue actif avec la SAFN, l'OSAV et d'autres parties prenantes.

L'AWO-N soutient les scientifiques qui ont besoin d'utiliser des animaux pour leurs recherches en leur fournissant des documents visant à affiner les méthodes, par exemple des directives sur le prélèvement sanguin ou la classification des lésions dans les tumeurs sous-cutanées chez les souris.

Les membres de l'AWO-N sont tous des AWO travaillant dans des institutions de recherche. Ils aident les scientifiques à planifier leurs projets et à améliorer le bien-être des animaux en examinant de manière critique les projets et en suggérant des améliorations, des fiches d'évaluation bien conçues et des critères d'arrêt appropriés. En outre, ils jouent généralement le rôle de médiateurs entre les scientifiques, les autorités et le public.

Membre de STAAR depuis 2022 en tant que SAR.

Personne de contact et/ou e-mail : Présidente de l'AWO-N Michaela Thallmair, Vice-président Björn Lex

Pour plus d'informations, veuillez consulter le site : https://sgv.org/en/animal_welfare_officer_network